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Route du rhum

beuzy

beuzy
posté le 9 novembre 2006 à 10:11

Non les pochtrons avec vos blagues vaseuses, ce n'est pas le lieu pour raconter vos cuites en vacances à la Guadeloupe mais le post de cette fantastique aventure.


Voguez petits bateaux, voguez!

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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
Pas de répit pour le marin et sa machine"

Entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, le plus court chemin (l'orthodromie : en pointillé sur la carte) n'est pas toujours le plus rapide… Vents et courants constituent des obstacles qu'il faut savoir parfois affronter, parfois contourner… Sans compter les adversaires qu'il faut savoir "marquer" (surveiller) et ne pas laisser échapper. Après avoir laissé derrière eux les remparts de Saint-Malo, les concurrents passeront leur première nuit en Manche avant de passer Ouessant et son rail. Puis le Golfe de Gascogne et en général des vents contraires et des dépressions qui se succèdent jusqu'aux Açores, porte d'entrée des alizés. La suite est en général consacrée à la tactique pour se jouer de l'anticyclone et des vents faibles avant de se donner tout entier à la vitesse jusqu'à Pointe-à-Pitre car le record de la course reste à battre !

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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
Jérémie Beyou a du abandonner car sa femme est malade. Le pauvre
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nesta-PBC

nesta-PBC
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
PARIS (AP) -- Le skipper français Jérémie Beyou, sur le monocoque Delta Dore, s'est retiré dimanche soir de la 8e Route du Rhum, dont le départ avait été donné le jour même, pour raisons personnelles, a annoncé la direction de la course dans un communiqué.
"A la tombée de la nuit, Jérémie Beyou se déroutait vers Saint-Quay-Portrieux (...) afin de se rendre au chevet de sa femme" qui doit accoucher prochainement et dont "l'état de santé s'est aggravée", a précisé la direction de la Route du Rhum dans son communiqué.
Jérémie Beyou, 30 ans, était engagé sur Delta Dore dans la catégorie des monocoques Imoca. Le skipper français a notamment remporté la 36e édition de la Solitaire du Figaro à la voile en août 2005.
Le départ de la 8e Route du Rhum a été donné dimanche à 13h02 à Saint-Malo. Les solitaires doivent parcourir 3.542 milles avant de franchir la ligne d'arrivée à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. AP

http://permanent.nouvelobs.com/sport/20061030.FAP1111.html?0246

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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
30/10/2006

Groupama 2 et Sill et Veolia en tête au terme d’une première nuit éprouvante

Franck Cammas (multicoque Orma Groupama 2) et Roland Jourdain (monocoque IMOCA Sill et Veolia) ont, dans des vents faibles et instables, pris un léger avantage dans leur classe, au milieu d’une première nuit de la Route du Rhum-La Banque Postale.


A cinq heures lundi, Franck Cammas, lors de la vacation avec le PC presse à Paris alors qu’il avait réussi à sortir de la Manche en tête, au prix de généreux efforts, a expliqué que "le vent n’a cessé de tourner, du nord-est au nord puis au sud et j’ai dû pas mal manœuvrer. Heureusement, le vent doit devenir plus stable dans la journée. J’ai fait pas mal d’efforts, mais je savais que ça allait être comme ça ".
Vers 22 heures dimanche, la bruine et le brouillard s’étaient installés en Manche, incitant les concurrents à la plus grande vigilance dans le trafic. Cammas, n’en a pas moins abordé cette première nuit " à fond " puisqu’il se sent " pas mal physiquement ". Il avait accéléré l’allure en milieu de nuit pour progresser à 13, 2 nœuds et faisait cap à l’ouest.
Cette condition physique lui a permis de multiplier les manœuvres sans puiser dans ses réserves.
Au cours d’un empannage, il a aperçu Michel Desjoyeaux (Géant), qui occupait la sixième place du classement de 4h05 Fr, à 12 milles du leader, talonné par Lionel Lemonchois (Gitana 11), distancé de moins de 5 milles. Banque Populaire (Pascal Bidégorry) 3ème et Sopra Group (Antoine Koch) 4ème, comme la plupart des trimarans Orma, avaient alors quitté la Manche pour s’expliquer sur plus de 3500 milles.
La bataille faisait également rage chez les monocoques de 60 pieds. Jérémy Beyou (Delta Dore), qui figurait parmi les favoris, n’a pu s’y mêler. Pour des raisons familiales, il a décidé de renoncer. " C’est une décision pas facile à prendre mais elle est naturelle ", a-t-il expliqué dans un communiqué.
Il s’agit du premier abandon, dans la flotte des 74 bateaux ayant mis le cap dimanche sur Pointe-à-Pitre.
Roland Jourdain, (Sill et Veolia), par le travers de Morlaix, précédait de moins de 3 milles PRB (Vincent Riou). " Nous n’avons pas passé une nuit propice à la sieste ", plaisantait " Bilou " Jourdain qui s’est concentré, vigilant, sur les réglages dans le petit temps. Ces conditions, Riou les a exploitées pour poursuivre la découverte de son monocoque, mis à l’eau il y a deux mois. " J’ai fait de mon mieux. Je découvre la rampe d’utilisation de mes voiles. J’ai dû contourner une zone de calmes au nord de la Bretagne ".
Brit Air (Armel Le Cléach), troisième, n’avait guère abandonné de terrain tout comme Virbac Paprec, (Jean-Pierre Dick)
Dick confiant avoir " somnolé une demie heure " pour de pas faire de bêtises " et se réjouissait par ailleurs du " niveau homogène de la flotte ".
Crêpes Whaou ! (multi classe 2), Imagine-Institut des Maladies Génétiques (multi classe 3), Jeunes Dirigeants (mono classe 1), Vedettes de Bréhat Cap Marine (mono classe 2), Roaring forty (mono classe 3) occupaient la tête de leur classe.
Enfin, Gildas Morvan (Oyster Funds), en tête en classe 40, pécisait que, tout au long de la nuit, il avait eu des vents d’est à ouest, de 5 à 10 nœuds.
Vents de secteur sud-ouest très modérés pour les premiers multicoques, plus variable pour la seconde moitié de course au nord de la Bretagne lundi, telles étaient les prévisions météo.
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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
Faut vraiment être courageux pour partir sur un bateau qui s'appelle Crêpes Wahou! ou Institut des maladies génétiques.
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Vodka Tonic

Vodka Tonic
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
institut des maladies génétiques surtout ! p'etre que y a trop d argent pour la recherche ca sert plus a rien vaux mieux investir sur un gaillard et son bateau ! parce que c'est pas donné l inscription .
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olive33

olive33
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
Et la reprise de la NBA c est bientot non...
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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
La NBA c'est bien le truc où il y a plein de grands noirs qui se battent pour un ballon?
S'il te plaît ici c'est une autre catégorie. Tu nous aurais parlé d'aviron à la limite mais là pfffffffff
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olive33

olive33
posté le 30 octobre 2006 à 04:10
Tu veux parler des mecs qui sont sur un bout de plastique avec une bache?
Aussi interessant que le vélo pour moi.
Alors tes commentaires ...
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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 05:10
Nan mais pour qui tu te prends espèce de marin d'eau douce? Je fais les commentaires que je veux dans mon thread!
Gare à toi car moi je n'ai pas appris à manier le sabre dans une boîte de nuit et je vais t'envoyer paître chez les otaries.

Petite coccinelle on parle de gens qui risquent leur vie en traversant seul sur leur bateau un océan, pas de pédales (juste pour JEffG) en collant qui font les taffioles (...) sur de la glace.


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olive33

olive33
posté le 30 octobre 2006 à 05:10
Beuzy, je te prends à la traversée de l atlantique quand tu veux.
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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 05:10
Et moi au concours de dunk sans les bras.
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olive33

olive33
posté le 30 octobre 2006 à 05:10
N empeche qu ils font les malins mais je vois pas le probleme de traverser une mer avec un bateau.
Traverser la mer à la bouée, voilà un vrai défi.
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beuzy

beuzy
posté le 30 octobre 2006 à 05:10
Nan mais je ne vous parle pas d'une mer mais d'un océan...
Tu préfères être sur une bouée ou là-dessus?
http://i.cnn.net/cnn/2002/WORLD/sailing/11/13/rhum.capsize/long.rexonamen.jpg
http://www.caribbeanracing.com/artman/uploads/groupama.jpg

Le pire risque au patinage c'est que ta rivale te fasse défoncer les jambes à l'entrainement avec une batte de base ball. Un truc de racaille pffff alors que moi je vous parle de la traversée non pas d'une mer mais d'un océan...
Tu préfères être sur une bouée ou là-dessus?
http://i.cnn.net/cnn/2002/WORLD/sailing/11/13/rhum.capsize/long.rexonamen.jpg
http://www.caribbeanracing.com/artman/uploads/groupama.jpg

Est-ce qu'on peut être attaquer par ça
http://membres.lycos.fr/philippelopes/KersauzonCalmarGeant.htm

sur un parquet ou une patinoire? A la limite un bras de Shaq O'Neal...
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beuzy

beuzy
posté le 31 octobre 2006 à 09:10
Desjoyeaux et Dick en tête : l’allure s’accélère

Michel Desjoyeaux (trimaran Orma Géant), désormais en tête de sa classe dans la Route du Rhum - La Banque Postale, de même que Jean-Pierre Dick (monocoque IMOCA Virbac-Paprec), dont l’avantage sur ses poursuivants excède désormais 13 milles, ont accéléré l’allure dans la nuit de lundi à mardi. Lors de la vacation de 4h30 ce mardi, les deux hommes ont exprimé leur satisfaction. Mais leur expérience ne les a pas incités à déborder d’optimisme.

JP Dick en tête cq fqit une tête de bite? AHAHAHAHAHA
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beuzy

beuzy
posté le 1 novembre 2006 à 04:11
A 13 h 48, Charlie Capelle a déclenché sa balise de détresse. Le CROSS Gris Nez a prévenu la direction de course de la Route du Rhum - La Banque Postale.

A 14 h 31, Charlie Capelle, skipper du multi classe 3, Switch.fr informe Sylvie Viant que le bateau a chaviré, que tout va bien à bord et que les conditions sont bonnes. La direction de course a dérouté le monocoque de Luc Coquelin (Cap Guadeloupe 971) qui est à deux heures de la zone de chavirage contrôlée par le MRCC Falmouth. Charlie attend à l’intérieur de la coque centrale qu’on vienne le récupérer
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beuzy

beuzy
posté le 3 novembre 2006 à 03:11
SDF et sans papiers. Bouh le vilain


Retour Actualités03/11/2006

Didier Levillain revient sur son sauvetage

L’organisation de la Route du Rhum – La Banque Postale a joint le skipper de A fond contre la Spondylarthrite ce matin. Didier Levillain qui a été hélitreuillé hier soir a passé la nuit à La Corogne. Il revient sur son sauvetage.

« Je tiens d’abord à remercier l’organisation et les sauveteurs de l’hélicoptère et du Falcon qui ont été d’une incroyable efficacité. Ils ont fait un boulot admirable. Quand l’hélicoptère m’a repéré, j’avais de l’eau jusqu’aux genoux et l’avant du bateau s’enfonçait. J’ai suivi à la lettre le breifing sécurité de l’organisation que nous avions eu à Saint Malo. Ce briefing, je l’ai vécu en vrai et ce qu’il faut savoir, c’est qu’avant cette réunion, j’ignorais qu’il fallait démâter son bateau pour que les sauveteurs puissent intervenir. C’est un moment difficile, parce que c’est un abandon. Tout s’est déroulé comme dans le film et s’est joué à la minute près. Le Falcon est resté au-dessus de moi, jusqu’à ce que l’hélico me repère. Ils étaient en limite de distance et avaient peu de temps pour intervenir. Un plongeur s’est jeté à l’eau, il y avait quatre mètres de creux. Je l’ai rejoint à la nage, je n’ai rien emporté avec moi. Je n’ai jamais eu peur et je ne me suis jamais senti perdu parce que tout se déroulait comme dans le film. En revanche, la perte de mon bateau est un immense crève-cœur, c’était beaucoup plus qu’un bateau pour moi, c’est un peu comme si j’avais vu ma maison brûler… »
Didier Levillain, qui n’a plus ni papiers, ni argent, ni effets personnels va être pris en charge par le Consulat de France et regagner la France aujourd’hui.
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beuzy

beuzy
posté le 3 novembre 2006 à 05:11
Les premiers marins devraient arriver en Guadeloupe lundi ou mardi, pulvérisant le record de la compétition. Météo rare, bateaux fusées, culot... Analyse.
Par Luc LE VAILLANT
LIBERATION.FR : vendredi 3 novembre 2006
Lemonchois mène toujours la danse et rembourre une avance matelassée d’une centaine de milles, qui lui permet d’afficher une humeur radieuse. Derrière, il y a Bidegorry (à 110 milles), son ancien coéquipier avec lequel il remporta l’an dernier la transat en double Jacques-Vabre. Et Desjoyeaux (à 148 milles) qui, trop rationnel, semble peiner à se mettre dans cet état proche de l’Ohio, qui réussit tant au Normand. Derrière, les positions sont remarquablement stables. Comme si la hiérarchie s’était figée. Reste que cela va extrèmement vite et que les premiers devraient klaxonner en vue des Antilles lundi soir ou mardi midi. Gain escompté sur le record de Laurent Bourgnon (12 jours, 8 heures et des poussières): 25 % de mieux. Cette speederie totale, comment se fait-ce? Trois-quatre explications.

1) LA MÉTÉO EST UN DÉLICE
D’ordinaire, en novembre, les dépressions atlantiques ramonent le golfe de Gascogne et punissent sévèrement les rhumiers. Ils se mangent un vent d’ouest contraire et doivent jouer avec les passages des fronts dans une mer casse-bateaux. C’est pourquoi, ils vivent le passage des Açores puis l’embranchement vers l’autoroute des alizées comme une délivrance. Cette fois, la flotte est partie plus tôt, fin octobre, avec un automne indien générant une petite mollesse en Manche, puis un flux d’est, nord-est. C’est-à-dire des vents portants, d’une force raisonnable. Oubliées les premières 24 heures caramélisantes, les multicoques ont bénéficié de facilités optimales: le vent à 100-120 degrés de la route, une houle pas exagérée, le tout garanti sur facture jusqu’au bingo des alizées.

2) LES TRIMARANS RESTENT DES MONSTRES DE VITESSE
Le zigouillage de la flotte en 2002 n’a pas fondamentalement changé les choses. Marins, sponsors et architectes ne se sont pas mis d’accord pour rogner significativement les ailes de leurs bolides. Les uns et les autres se sont contentés de renforcer la structure des coques, de repenser les carénages des bras de liaison, de mettre un peu de souplesse dans les matériaux de construction, de limiter la taille de la dérive et des foils, vecteurs de croche-patte. Et de généraliser la mise en place des panic buttons, ces systèmes de largage automatiques des écoutes de grand-voile et de voile d’avant, selon le degré de gîte ou d’enfournement du bateau, mesuré par un capteur. Mais la puissance des engins restent équivalente, sinon pire. Les mâts sont toujours aussi hauts et d’un format très prise au vent en cas de tempête. Les voiles n’ont pas maigri, se dotant même d’une «corne» dans les hauts, propre à accentuer les déséquilibres. Quant au travail récurrent de gain de poids, il continue à pousser le bouchon toujours plus loin.

3) LES NOUVEAUX VENUS N'ONT PEUR DE RIEN
En mer, on vante souvent l’expérience du skipper. Mais point trop n’en faut. Il y a un coefficient d’inconscience nécessaire pour mettre du charbon dans la machine, en toute bonhommie. Ceux qui s’en sont trop pris dans la gueule oublient rarement et finissent par crier pouce à un moment ou à un autre. C’est le cas de Loïck Peyron qui est devenu le team manager des deux Gitana et de Lemonchois, si tant est que le gaillard ait besoin de conseils. Isabelle Autissier ou Christophe Auguin, qui, tous deux, avaient fini par renoncer au monocoque en solitaire, expliquaient qu’au bout de quelques années, l’angoisse rétrospective commençait à entraver l’allant du marin. Ce n’est sans doute pas pour rien que le Rhum 2006 est mené par deux quasi-débutants en la matière: Lemonchois et Bidegorry. Les deux hommes ne traînent pas dans leurs sillages des souvenirs handicapants de naufrages sanglants ou de flips grandioses. Ce qui leur permet d’allumer comme des frappés et de laisser en plan les hypermnésiques.

http://www.liberation.fr/dossiers/rhum2006/course/214860.FR.php
© Libération
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milshake

milshake
posté le 3 novembre 2006 à 06:11
on s'en fout de la route du rhum!! enfin moi en tous cas
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beuzy

beuzy
posté le 9 novembre 2006 à 10:11
gnagnagnagnagnagnaganagnaganagana



Grâce à des conditions météo extrêmement favorables, le skipper normand gagne la Route du Rhum en un temps record de 7 jours 17 heures et 19 minutes • C'est la revanche d'un «vieux» de la voile •
Par Luc LE VAILLANT
LIBERATION.FR : lundi 6 novembre 2006
Lionel Lemonchois a remporté lundi la 8e édition de la Route du Rhum. Il termine en 7 jours 17 heures et 19 minutes. Et affiche une affolante moyenne de 19,11 noeuds, plus de 35 km/h sur un bateau à voile. Dans la nuit de Pointe-à-Pitre, sous la pleine lune et malgré les petits airs antillais, il pulvérise le record de Laurent Bourgnon qui datait de 1998 et s’établissait à 12 jours 8 heures et 41 minutes. Atypique par son ampleur et sa façon de prendre la popularité au dépourvu, la victoire du normand raconte quelques belles histoires sur un monde de la voile qui salue unanimement le surgissement de l’un de ses hommes de l’ombre.
La revanche des équipiers
Lemonchois aurait pu rester un illustre inconnu du grand public, uniquement apprécié de ses pairs. Le Normand est le frère en méconnaissance de beaucoup de gaillards qui bouffent de l’écume dans le sillage des capitaines éclairés par les sunlights. Ils sont nombreux à aimer l’océan, à se débrouiller comme des chefs sur les ponts des bateaux ou dans la poussière des chantiers, mais à être incapables de draguer le sponsor, séduire les médias ou gérer un budget. Malgré leur potentiel, ils passent souvent au travers d’un destin que la rumeur leur promettait si seulement ils avaient été plus doués pour les ronds de jambes. Certains se résignent à acquérir une spécialité technique qui leur permet d’en faire un métier et de monter leur entreprise: chantier, voilerie, météo, électronique. Mais, depuis quelques années, le développement des écuries de course en multicoques fait vivre une théorie de préparateurs et d’équipiers qui côtoient de trop près le bonheur d’être en mer pour y renoncer tout à fait. Les transats en solitaire, le Rhum et la transat anglaise, restent évidemment leur rêve éveillé. Lemonchois l’a accompli pour eux.

Mieux vaut tard que jamais
Lemonchois a 46 ans. La voile a beau être un univers qui attend le nombre des années, le multicoque en solitaire appréciait plutôt les trentenaires fringuant et un peu fous. Pajot, Arthaud, Poupon tournaient autour de la trentaine quand ils ont gagné leur Rhum. Bourgnon en avait un peu moins lors de sa première victoire et Desjoyeaux, un peu plus. En attendant son tour, Lemonchois n’est pourtant pas resté les bras croisés. Il a couru trois mini-transats sur un bateau qu'il a construit lui-même dans le garage maternel, et fait du composite sur bien des coques. Il a souvent été l’inconnu du duo, l’équipier préféré pour les transats en double, celui qui rassure les dames (Autissier, Chabaud, Fauconnier) et les messieurs (Bidégorry, Vittet). Il est aussi l’un de ces durs au mal qu’on sollicite pour des tours du monde en équipage, sur les nouveaux géants de 35-40 mètres. Il est ainsi devenu l’un des hommes les plus rapides autour de la planète, avec Bruno Peyron. Il aurait pu rester l’un de ces mercenaires fiables et respectés, sachant tout faire mais n’ayant jamais sa chance. N’en tirant si amertume, ni acrimonie, juste une once de mélancolie cachée derrière des airs de bravache.

La consolation Rothschild
Lemonchois-Benjamin de Rothschild, c’est la rencontre du manant des océans et du financier du yachting. Une relation compliquée et fascinée. La branche franco-suisse des Rothschild (Edmond, Benjamin) est bateau, comme la branche parisienne est cheval (Guy, Edouard [celui de Libé]). Le moustachu Edmond, mari de Nadine et père de Benjamin, fut longtemps une figure du monde de la voile. Il aimait les monocoques à la livrée bleu nuit et regardait avec dédain ces nouveaux multicoques sponsorisés, où les skippers devenaient leur propre patron au lieu de n’être que le salarié du propriétaire. Son fils, lui, a rejoint son temps. Il adore naviguer, et sur les engins les plus beaux car les plus barjots, les trimarans. Il tient sa place d’équipier comme il faut, et s’est pris de passion pour cet univers.
Il a commencé par armer ses propres bateaux, Gitana 11 et 12, des plans Van Peteghem-Lauriot Prevost, les anciens Belgacom et Bonduelle. Et devant les difficultés du circuit des multicoques, il en a pris les rènes. Cela ne va pas sans mal, les participants se raréfiant devant l’augmentation des coûts et la faible visibilité.
Lors du Rhum 2002, Lemonchois avait déjà mené un Gitana. Il avait cassé le haut du mât, ramené le bateau à bon port. Il y avait eu séparation. Fred Le Peutrec, «voileux» olympique, avait pris les commandes. Avant de se voir débarqué et remplacé par Lemonchois, plus solitaire dans l’âme, dans l’optique du Rhum 2006.


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