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posté le 25 juillet 2006 à 11:07
Quand j'ai lu le titre je me suis dit que Papachar était peut-être vraiment journaliste...
Musique Le festival gantois se termine ce lundi
Les 10 Days off tapent dans le Mills
La grand-messe électro de Gand aura, en dix jours, attiré quelque 25.000 spectateurs.
JULIEN BROQUET
dimanche 23 juillet 2006, 02:00
L 'ambiance pendant le set de Jeff Mills valait mieux qu'un roman ou un long discours. Danser, c'est un peu comme parler en silence. C'est en dire long sans prononcer un mot. À Gand, pendant dix jours, quand ils ne les animaient pas, la musique et les beats ont pris le pas sur les conversations.
Les 10 Days off vont faire légèrement mieux que l'an dernier. Ils devraient au total attirer entre 23.000 et 25.000 spectateurs. Ce qu'on appelait jadis les 10 Days of techno est aujourd'hui devenu le rassemblement de toutes les musiques électroniques. La grand-messe du clubbing en Belgique. Ellen Allien, Miss Kittin, Richie Hawtin et autres Carl Craig y ont défilé en un peu plus d'une semaine.
Quelles sont les tendances ? « Cette année, la musique minimaliste domine, explique le programmateur Philip de Liser. Particulièrement le son berlinois. Il y a moins de house américaine. Moins de techno de Detroit. Même les Anglais commencent à décliner. »
Samedi, au Vooruit, on croise peu de techno freaks. Plutôt une foule bigarrée bien décidée à se trémousser jusqu'au bout de la nuit. Trois pistes sont à sa disposition. Le centre culturel gantois se transforme en machine à danser.
Au Ballroom, les beats viennent du froid. C'est la ravissante et sexy Annie qui ouvre la soirée norvégienne pour Todd Terje et Prins Thomas. Venue de Bergen, le port d'attache des Kings of Convenience, Royksopp et autres Sondre Lerche, la belle apporte une touche rétro-disco. Accompagnée d'un musicien et d'un bidouilleur, elle nous gratifie de ses jeunes tubes « Chewing Gum » et « Heartbeat ». C'est gentil. C'est sympa. Mais si le charme agit, on est loin de la folle hystérie. Il y a un peu de monde. Pas trop. On ne va guère se plaindre vu la chaleur.
Les DJ's se rafraîchissent en agitant leurs vinyles. Drôle d'image. Celle du jour est l'une des plus belles et émouvantes qu'il nous ait été donné d'apprécier depuis le début de l'été festivalier. Sur le dancefloor, une jeune femme sérieusement handicapée tournoie dans un petit lit roulant pendant le set de Murvin Jay. Un jeu de miroir lui permet, allongée, de voir ce qui se passe dans la salle. Tout le monde a le droit de s'amuser. Bel exemple contre le sort que d'en avoir la force.
Le roi de la rave
Celle des 10 Days, c'est de toucher à tout. « La musique électro sera toujours là. Et la scène alternative ne disparaîtra pas. Aussi longtemps que les Fêtes de Gand existent, les jeunes voudront danser. On reste fidèle au concept qu'on a établi dès le début. Présenter un plateau équilibré avec des artistes qui démarrent et d'autres déjà établis. »
Difficile de faire plus établi que Jeff Mills. Pionnier de la techno à Detroit, fin des années 80, il a réussi à allier le succès populaire à la reconnaissance de ses pairs. Il était à Dubai vendredi. Enchaîne avec Ibiza. Le roi de la rave, qui a récemment enregistré un album live avec l'orchestre symphonique de Montpellier, réussit un joli tir groupé. Il y a pas mal d'excités pour l'applaudir du côté de l'ICC, le centre de congrès international.
Si l'envie vous prend, il reste un dixième Day Off ce lundi. Surnommé avec humour par les Gantois « le jour des portefeuilles vides ». Tiefschwarz (avec un set de huit heures) et Andy C tenteront d'y concurrencer les Glimmers, qui jouent à la maison.
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